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Après un an de déploiement, Mon Restau Responsable fait le bilan

3 juillet 2017
Après un an de déploiement, Mon Restau Responsable fait le bilan

Il y a un an, la Fondation pour la Nature et l’Homme, créée par Nicolas Hulot, et le réseau Restau’Co faisaient le pari d’accompagner les restaurants collectifs vers une restauration durable grâce à la démarche Mon Restau Responsable®.
Pari réussi puisqu’un an après le lancement, ce sont une cinquantaine d’établissements qui se sont engagés* et près de 150 autres inscrits pour entrer dans la démarche. Cuisiner des produits de qualité, locaux et de saison, limiter les déchets, le tout dans un budget restreint et en favorisant le confort des convives, fédère plus que jamais l’ambition des professionnels de la restauration.

Mon restau responsable® : une démarche durable

 En créant une méthode souple, transversale et gratuite, qui s’intéresse à la fois au bien-être des convives, à la qualité de l’assiette, aux éco-gestes mais aussi à l’engagement social et territorial des restaurants, la FNH et le réseau Restau’Co ont trouvé le levier le plus efficace pour accompagner la conversion des mentalités et des pratiques en restauration collective. Ici pas de note ou de label, ni même de classement, la démarche permet de progresser intelligemment, à son rythme et en construisant un vrai réseau d’acteurs locaux grâce à une concertation constante. Convives, producteurs, distributeurs, associations, élus, sont en effet parties prenantes dès la mise en place de la démarche au sein d’un établissement et ce sont eux qui décernent la garantie Mon Restau Responsable.

Mon restau responsable : une démarche en 4 étapes

Une auto-évaluation sur www.mon-restau-responsable.org

– Une visite technique du responsable d’un autre restaurant engagé

– Une séance publique d’engagement

– Tous les 2 ans, des séances participatives de garantie afin de valider ou non les progrès réalisés.

Un bilan très positif

Aujourd’hui, après un an de déploiement ce sont près d’une cinquantaine d’établissements disséminés un peu partout en France qui se sont engagés. Parmi elles, la Mairie du 9ème arrondissement de Paris qui a engagé l’ensemble de ses restaurants scolaires, le CROUS de Dijon, l’hôpital de Besançon, le Comité d’Entraide Sociale de la faculté d’Orsay, la crèche Tipitchounes à Aillant-sur-Tholon, l’Association des Usagers du restaurant Interministériel (AURI), le Lycée Janson de Sailly ou encore le SIRESCO. « Ce qui nous a séduits dans la façon de procéder, c’est la possibilité donnée à chaque acteur d’évoluer selon son rythme en prenant des engagements réalistes » rappelle le SIRESCO (Syndicat Intercommunal pour la restauration collective) basé à Bobigny (93). 133 autres restaurants sont en passe de s’approprier la démarche : «  il y a une vraie dynamique qui montre que l’outil correspond bien aux attentes des professionnels de la restauration collective » analyse Patrice Raveneau, coordinateur du projet à la Fondation pour la Nature et l’Homme. De son côté Marie-Cécile Rollin, directrice du réseau Restau’Co : « la construction d’un réseau solide de restaurants engagés permet dès à présent un échange des pratiques et une émulation constante et positive entre acteurs ».

Une démarche qui implique les équipes

Les solutions pour une restauration collective durable et de qualité sont nombreuses. Mais si elles ont un impact environnemental positif, il est également important qu’elles puissent mettre en avant le travail des équipes du restaurant pour que celles-ci aient envie de s’investir et de changer leur mode de fonctionnement. C’est en tout cas ce que plébiscitent les restaurateurs qui choisissent de s’engager dans Mon restau responsable®. Au-delà d’un outil environnemental, ils y voient un outil structurant permettant de fédérer les hommes et les femmes impliqués au quotidien et de mieux communiquer auprès de leurs convives. Beaucoup ont ainsi profité de la démarche pour mettre en place des actions plus originales comme : faire intervenir des producteurs locaux au sein des restaurants, mettre en place des outils permettant aux convives de mieux comprendre les enjeux liés au gaspillage, mieux connaître les spécificités des produits servis ou encore contractualiser sur le long terme les échanges avec les producteurs locaux. Sans oublier la formation des personnels pour les impliquer dans les réunions de concertation et suivre les avancées du projet.

Enfin, la transversalité de la démarche permet d’utiliser les économies réalisées pour les réinvestir dans la qualité des produits (bio, locaux…), ce qui, dans certains cas permet de rendre possible une augmentation de la part du bio dans les menus. Une démarche décidément gagnante-gagnante !

* 51 restaurants engagés : 40 dans le scolaire et l’universitaire, 6 dans l’administration, 4 dans la santé et 1 en entreprise.

 

Nelly Rioux