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Le Conseil et l’expertise en sécurité alimentaire sur le 26ème Concours MOF

17 novembre 2017
Le Conseil et l’expertise en sécurité alimentaire sur le 26ème Concours MOF

C’est à la chambre des Métiers et de l’Artisanat de Paris (XIIème) que ce sont déroulées, le 15 novembre dernier, les sélections du 26ème Concours « Un des Meilleurs ouvriers de France » pour le métier de Conseil et expertise en sécurité alimentaire. Cette classe, récente puisqu’il s’agissait de sa 2ème édition, a accueilli 24 candidats contre 16 en 2015 où le concours s’était achevé sans qu’aucun des finalistes n’obtiennent le titre tant convoité. L’excellence étant la finalité de ce Concours, la barre était semble-t-il trop haute pour désigner un lauréat.

Une classe qui récompense les connaissances en sécurité alimentaire

Orientée restauration et Métiers de bouche, cette classe a vu le jour grâce à Michel Castaing, fondateur du cabinet BVC Expertise et actuel Président de la classe. L’idée était de mettre en lumière ce métier, assez récent au sein de l’univers de la restauration et de le faire mieux connaître auprès du public. C’est lui, avec l’aide de professionnels chevronnés, qui a réalisé le référentiel et réuni le jury du Concours géré par le COET (Comité d’Organisation des Expositions du Travail) qui a reçu délégation de l’Education Nationale pour l’organisation.
Symbole d’excellence à travers le monde, le col tricolore arboré par les lauréats atteste de leur maîtrise technique, habileté manuelle ou intellectuelle et souffle créateur.
L’épreuve qualificative a pour objectif de vérifier que les candidats possèdent les connaissances requises et les fondamentaux de leur métier. Elle se déroule en deux temps avec :
– une épreuve écrite qui vérifie que le candidat est en mesure d’élaborer une grille professionnelle utilisée lors d’un audit pour gérer et maîtriser le bâtiment, le matériel, les déchets et parasites, les méthodes de production, la réglementation. Un point sur la microbiologie et un autre sur les contraintes administratives et d’approvisionnement des denrées alimentaires.
– une épreuve orale porte sur un diagnostic de l’épreuve écrite et sur un entretien avec le jury à partir du dossier complémentaire de candidature.

Les candidats finalistes devront réaliser une « oeuvre » intellectuelle portant sur la sécurité alimentaire. Lire le référentiel ICI.

Des candidats très motivés

A l’issue de l’épreuve orale de qualification, nous avons pu rencontrer deux candidats qui nous ont confié leurs premières impressions :«  L’expérience est extrêmement stimulante et le titre de MOF m’a toujours fait rêver » raconte Nadia, tandis que Mathieu « se sent soulagé car même si l’oral est bienveillant, il y a forcément de la tension ». Tout deux ont des profils très différents mais la même envie de se qualifier pour la finale. « Etre MOF c’est une forme de consécration, une reconnaissance mais pas pour soi, pour le métier que l’on a choisi. S’inscrire à un tel concours implique de se remettre en question et on progresse naturellement » indique Mathieu. Les deux candidats n’ont pas préparé spécifiquement le concours puisqu’ils sont d’accord pour dire qu’ils s’impliquent dans leur métier et pratique le contrôle et l’expertise en sécurité alimentaire au quotidien. « On a juste revu les textes réglementaires pour être sûr des dates et des spécificités ».

Les résultats des qualifications devraient être connus sous 3 semaines.

Le 26ème Concours en bref…

  • 2950 candidats inscrits au 31/05/2017
  • 170 classes concernées sur les 232 existantes
  • Estimation : à l’issue des qualifications (juin 2017 à mars 2018), près de 1000 candidats seront en finale (entre septembre et décembre 2018) et il devrait y avoir environ 200 lauréats.

 

Nelly Rioux