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Réaction de Serge Giraud suite aux annonces d’UNAC’Pro

11 juillet 2019
Réaction de Serge Giraud suite aux annonces d’UNAC’Pro

Suite à la parution de notre compte-rendu de l’AG d’UNAC’Pro, Serge Giraud, fondateur du BE Demeter, a réagi.

Nous reproduisons ici le mail qu’il a adressé aux différents présidents des organisations représentatives des BE de la Cuisine Pro : Restauconcepteurs® (CINOV), FCSI France et Resto France Experts.
« Lors de son assemblée du 26 juin dernier UNAC’Pro appelle à un front commun des agenceurs de cuisines. Cette organisation développe depuis plusieurs mois, via des communications de presse répétées, ses positions. Notamment « … L’organisation syndicale souhaite également que les bureaux d’études expriment des exigences de résultats plutôt que de moyens… ».
En 1991 lorsque j’ai créé Demeter, les BE Grandes cuisines se comptaient sur les doigts d’une seule main et si l’on ajoutait qu’ils fussent indépendants : leur nombre était ridicule. Les études et conception des grandes cuisines étaient alors réalisées par les « cuisinistes-installateurs » à la demande des architectes qui leurs confiaient un plan sur lequel ils devaient faire une conception, définir et implanter les équipements. La contrepartie étant l’obtention du marché y afférant.
Ainsi les architectes Maitre d’Œuvre percevaient des honoraires sur une conception, une partie du bâtiment et des équipements pour lesquels ils n’avaient pas travaillé. Sans parler des récompenses reçues par le cuisiniste qui était attributaire de marché…Nous avons donc créé de toutes pièces une profession qui garantissait au Maitre d’Ouvrage la conception et l’équipement d’un outil adapté à ses seuls vrais besoins.
IRECO a positionné une profession, qui en diplômant, est devenue actrice du quotidien des opérations grandes cuisines.
A tel point qu’aujourd’hui les donneurs d’ordres publics intègrent systématiquement les BE Cuisine dans les APO.
Notre profession s’est organisée, s’est identifiée et s’est débarrassée de l’intitulé de « Cuisiniste » au profit de « BE Grandes Cuisines » : elle a inventé les Restauconcepteurs®, elle a obtenu des qualifications OPQIBI.
Et même si cela n’est pas aisé au quotidien ; les Maitres d’œuvre Architectes partagent désormais les honoraires.
Bien sûr il y a toujours des brebis noires, dans les BE Cuisine, qui ont des arrangements avec les Cuisinistes ou les SRC. Mais dans l’ensemble la profession est honnête, respectable et reconnue.
Alors voilà que l’avenir s’assombrit : les entreprises générales font leur loi, la filière de formation initiale de concepteurs est muette depuis 2 ans, les anciens partent sans transmettre…
Et maintenant les installateurs-cuisinistes veulent décider seuls des équipements qu’ils doivent fournir en dictant aux BE Cuisine la conduite à tenir. C’est renier et rejeter nos compétences et nos savoir-faire au profit de leurs intérêts motivés par le fait que sont eux qui représentent 75% du CA Grandes cuisines. Quoi de plus normal ! Ils sont le dernier maillon de la longue chaine qui a œuvré pour définir ce qu’ils devront livrer…

Tout ce long préambule pour m’étonner, à cette situation, de l’absence de réaction de notre syndicat professionnel, de nos associations représentatives.
Syndicat et associations ont pour missions de soutenir, défendre, promouvoir, et positionner les BE Grandes Cuisines.
Certes je suis retraité et je n’ai plus de BE Cuisine indépendant.
Mais ma passion à nos métiers n’est pas éteinte et nombre d’entre vous ont bénéficié de nos savoirs.
Allez-vous laisser ces prises de position sans réponse ?
Alors ??? Que pensez-vous faire ?

Serge GIRAUD

D’autres réactions sur notre page LinkedIn

Denis Daveine, Associé chez Alma Consulting, Trésorier FCSI France

Réaction bien vue de Serge Giraud (il a l’air très en colère) ! j’avais moi-même rappelé ici-même (suite à l’article de la RPF CUISINE PRO) la « charte de bonne conduite » signée entre les syndicats (et associations) représentatives des 3 fonctions (fabricants, installateurs, bureaux d’études) il y a quelques années… et largement oubliée (mais il est vrai qu’il ne s’agissait que d’un engagement « moral » et qu’il ne concernait que les adhérents…). L’occasion de la remettre au goût du jour ? 

 

La rédaction