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Lettre ouverte : de l’avenir des Bureaux d’Études Grandes Cuisines…

1 mars 2021
Lettre ouverte : de l’avenir des Bureaux d’Études Grandes Cuisines…

Lettre ouverte aux membres du FCSI France

De Serge Giraud, Ex-président IRECO, Emeritus Member FCSI, Instructeur OPQIBI Comité 7, fondateur du BE Demeter, retraité

« Les propos de Denis DAVEINE publiés dans la RPF cuisine Pro lors de son interview qui fait suite à son élection à la Présidence du FSCI France amènent à commentaires.
Il s’inquiète « …. de la formation qui lui tient à cœur et souhaite trouver des solutions métiers depuis qu’IRECO n’existe plus…. ».
Cette affirmation est erronée !
IRECO existe toujours.

Mais IRECO ne peut plus former de compétences puisque l’association n’a pas été retenue par notre OPCO de branche (alors FAFIEC devenu ATLAS) lors de son appel d’offres à Organisme de formation pour le référentiel CIR en 2018.
Un « IRECO bashing » avait alors été mené par le président du CINOV R & H, pourtant lui-même issu de la filière IRECO. Pendant l’appel d’offre, par courrier de son président, le CINOV avait incité les membres des BE à faire acte de candidature pour être formateurs dans les équipes des autres organismes candidats.
Ceci a abouti à l’éviction de l’Association IRECO et au référencement de trois OF (ndlr : Organismes de formation) devant perpétuer la professionnalisation de la filière.

Depuis, trois organismes ont été référencés par notre OPCO, et en trois ans … Pas une formation n’a été ouverte et aucun Concepteur en Ingénierie de Restauration n’a été formé.
Certes IRECO n’était pas parfait, mais IRECO a régulièrement fourni des compétences à la filière sans beaucoup d’aide de celle-ci.
Nombreux de ces formés issus d’IRECO sont d’ailleurs dans les BE, en charge de management, de direction voire propriétaires de ces BE.

En ces temps où l’action Syndicale Professionnelle oublie ses missions de base, défend peu voire pas vraiment les BE, où les ambitions individuelles et l’égocentrisme priment sur l’intérêt de la profession, où les associations professionnelles se divisent, où les honoraires continuent de baisser, où seuls quelques BE sont qualifiés OPQIBI, où les installateurs contestent nos métiers et réclament le titre de concepteurs-agenceurs en rejetant notre légitimité, où la crise de la COVID amplifie les difficultés du quotidien: l’absence du renouvellement des compétences peut laisser place à l’incompétence, au retour des arrangements et autres «combines» qui régnaient en maître il y a 25 ans.

La profession est petite. Pour exister en tant que telle, elle doit diplômer.
En France une profession sans diplôme est une profession qui n’existe pas.
IRECO a obtenu un CQP – code certification 85393- qui est toujours actif.

Le FCSI auquel j’adhéré avant même la création du « French Chapter » est malheureusement longtemps resté muet à propos de la formation IRECO. Certains pendant leur présidence l’ont volontairement ignorée et écartée tout en embauchant cependant des compétences formées et issues de cette filière. Un peu de schizophrénie certainement…

Alors ?

Le FCSI promeut une nouvelle formation Ingénierie via l’ISTHIA à Toulouse.
C’est là une bonne nouvelle.

Il convient de veiller cependant à ce que le contenu ne soit pas trop universitaire, mais ad ’hoc aux besoins de nos entreprises. Et veiller aussi que cette formation ne serve pas les seuls intérêts de l’Université de Toulouse.
Un travail à cet effet est proposé.
Veillez à ce que chacun (FCSI – CINOV- RFE et tout autre volonté) s’y intéresse et s’y engage en faisant abstraction des intérêts et des glorioles personnelles pour être au service de nos métiers : Ma lettre ouverte de juillet 2019 et le récent passé ne plaident pas en ce sens.
Que l’avenir fasse que je me trompe ! »

La rédaction