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Tendances Food 2019 : à boire, à manger, à analyser…

16 décembre 2018
Tendances Food 2019 : à boire, à manger, à analyser…

L‘année n’est pas terminée que les études prédictives sur les tendances Food de l’année prochaine fleurissent un peu partout.

Voici une sélection de trois visions différentes et complémentaires à la fois, qui ne font que renforcer nos convictions. Un conseil : venez faire un tour au SIRHA du 26 au 30 janvier prochain pour en avoir le cœur net et découvrez d’ores et déjà quelques tendances à travers Les Grands Prix Sirha Innovation.

1 – Le leader de la restauration livrée, Uber Eats a utilisé les données générées par son application pour nous servir une étude interne appelée Foodcast qui, à partir des prévisions alimentaires les plus tendances de 2018, annonce ce qu’il faut surveiller en 2019 ! Le top 3 des tendances françaises cette année serait le miso, le pho (soupe tonkinoise) et le tofu. Les français qui se font livrer plébisciteraient donc les produits asiatiques. Mais plus globalement pour la zone Europe Moyen-Orient Afrique (EMEA), le top 5 des aliments ou tendances qui reviennent le plus souvent sont les fleurs comestibles, les aliments à base de chanvre, le Seitan, le Manaeesh (plat de la cuisine levantine composé d’un pain semblable au pain libanais)… En 5ème position arrive l’hème (une hémoprotéine qui intéresse généralement les étudiants en médecine mais qui passionne aussi les scientifiques en tant que nutriment exceptionnel puisqu’on le retrouverait dans les racines de soja qui servent à faire des steaks vegan). Du côté des anglais, la noix de Coco est l’aliment le plus populaire en 2018, le houmous pour les Italiens ou encore l’arepa au Portugal. Certains aliments et tendances de la zone EMEA ont également disparu du classement comme la crème glacée roulée, l’infusion froide, le matcha, le jacquier ou encore l’Aloe Vera. Bon franchement ? On avait préféré #ATableLesData !

2 – Et le très sérieux rapport JWT « Future 100 », n’est pas tout à fait d’accord. Pour lui, ce sont les champignons lichénisés, l’algue dulse et les petites oranges de calamondin qui feront un carton en 2019 ! Voilà pour les matières premières. Côté restaurants, la vague du végétal semble dévorer le marché avec des restaurants totalement végétariens (Wulf and Lamb à Londres) ou qui remplacent peu à peu la viande. Les concepts de fast-food optent pour un total respect de l’environnement, le bien-être animal incontournable, la prise en compte de la santé des convives et le goût qui doit être absolument parfait ! Bienvenu au poulet frit vegan ou aux nuggets sans gluten (Temple of Seitan). Le cabinet annonce également le retour des produits surgelés « sains » avec des packagings décalés et surtout Instagrammables. Il cite la marque américaine Daily Harvest qui propose des produits surgelés directement à la ferme après la récolte, prêts à être consommer ou Raised Real, une Start Up américaine qui a levé 5 millions de dollars pour commercialiser des repas Bio surgelés pour bébés qu’il suffit de préparer à la vapeur. Les eaux ont aussi le vent en poupe avec des produits aux packaging délirants tout comme leurs recettes. Recess, la nouvelle boisson de-stressante des actifs New-Yorkais, lancée en octobre 2018, propose des eaux infusées avec du CBD ou cannabidiol qui est un cannabinoïde présent dans le cannabis. Relaxation assurée ! Szent, est une eau technique et totalement naturelle parfumée via son bouchon qui renferme une bague parfumée aux huiles essentielles. Outre-Atlantique, la marque d’eau pétillante aromatisée Lacroix cartonne. La boisson est sans sucre, sans sodium, sans édulcorant artificiel, 100% naturelle et disponible en 22 parfums ! Enfin, Napa Hills a décidé de mettre du vin dans son eau puisque les consommateurs deviennent de plus en plus abstinents vis à vis de la boisson des dieux. Cette eau enrichie en vin apporte les bienfaits des antioxydants d’un verre de vin rouge et ceux d’une boisson sans alcool. Retour en grâce enfin du pain qui devient un aliment santé avec des pains bio à faible indice glycémique ou des viennoiseries au charbon actif. En Angleterre, le gouvernement a même dégagé des fonds pour accélérer la recherche sur ce thème. Fascinant ! Pour télécharger le rapport : cliquez ICI.

3 – Parmi les 8 macro dynamiques développées dans le dernier Futur(s)18 de Peclers Paris, agence conseil leader en tendances, style et innovation qui propose chaque année depuis 2000 une analyse socio-culturelle qui reflète, les grandes mutations qui façonnent la société, la macro-dynamique « Se rallier aux Ecological Natives » nous a semblé particulièrement pertinent. En raison de leur exposition constante au numérique depuis leur plus tendre enfance, les jeunes générations ont été surnommées les digital natives. Mais elles ont tant été confrontées aux grands enjeux environnementaux de ce dernier quart de siècle qu’il serait aussi légitime de les appeler les Ecological Natives. Les dernières éditions de FUTUR(s) ont souligné l’impact de nos modes de vie et de notre consommation sur le réchauffement climatique et la perte de biodiversité, mais aussi l’importance de la reconnexion avec la nature pour des populations toujours plus urbaines. Pour ces générations, la conscience environnementale fait désormais partie d’une routine quotidienne, un véritable prérequis dans leur comportement d’achat*… À tel point que ce sujet n’apparaît plus comme une priorité dans certaines études qui leur sont consacrées ! Au nom de leur pragmatisme et de leur engagement, les Ecological Natives aspirent à une société sans gaspillage. Pour eux, le matérialisme acquiert une valeur vertueuse dans la logique de la sobriété. Et ils sont enfin prêts à accueillir l’idée d’aller toujours plus loin vers une hyper-écologie.

* Étude du groupe Shelton (USA, 2018) : 90 % des millennials privilégient les marques dont ils connaissent les pratiques, qu’ils veulent respectueuses des questions sociales et environnementales.

En maintenant :  joyeux Noël ! 🎄🎅🏻🎅🏻🎁

Nelly Rioux